C'est sa dernière combinaison. Mettre dans le même panier (de crabes) les amis de Dominique Strauss-Kahn, ceux de Laurent Fabius, les proches de Martine Aubry et les soutiens d'Arnaud Montebourg - autant de camarades qui n'ont pas toujours été copains - pour constituer une majorité et rafler la mise au congrès socialiste de novembre. Fallait y penser. Jean-Christophe Cambadélis s'en est chargé. Dans les autres écuries du PS, on se gausse de cette alliance «des carpes et des lapins», de cette énième «cambanaison» vouée à l'implosion. Car c'est un peu la marque de fabrique du député de Paris, maître d'oeuvre de l'université d'été de La Rochelle, qui, sans relâche, échafaude. De subtiles constructions tactiques en stratagèmes retors, d'analyses politiques au cordeau en coups de billard à douze bandes, Jean-Christophe Cambadélis voit loin. A perte de vue ? «C'est le reproche que faisait Lionel Jospin à mes raisonnements : être trop dans l'anticipation», dit-il. Gaëtan Gorce, son collègue de la Nièvre, résume : «Cambadélis risque plus de s'embrouiller par intelligence que par bêtise. Il est toujours tenté de multiplier les diversions et les bifurcations. Au point de se retrouver dans un labyrinthe dont il n'arrive plus lui-même à sortir.»
Grand amateur de sport, «passionné» de vélo - «la tactique, toujours» -, Jean-Christophe Cambadélis, au fond, «aime le beau jeu». Il dit : «Je consacre beaucoup de temps à écouter




