Menu
Libération

La Cour des comptes pointe les dépenses princières du Palais-Bourbon

Réservé aux abonnés

Publié le 03/11/2008 à 6h51

Après le Sénat et l’appartement de son ancien président (UMP) Christian Poncelet, l’Assemblée nationale est sous les feux de la rampe en raison de sa mauvaise gestion. Les dépenses du Palais-Bourbon ont été scrutées par la Cour des comptes à la demande du président (UMP) de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Et le résultat n’est pas brillant.

Ces dix dernières années, les dépenses de l’Assemblée ont progressé de 47 %, soit de près de 10 points de plus que les dépenses du budget général de l’Etat et près de 30 points de plus que l’inflation.

Selon le Journal du dimanche, qui a publié, hier, des extraits du rapport de la Cour, «les investissements importants, notamment en matière de travaux», avec la réfection de deux immeubles de bureaux «n'expliquent pas tout». Et pour expliquer la croissance du budget de fonctionnement (506 millions d'euros) en 2007, «les magistrats pointent les frais de personnels (156 millions) et l'évolution des charges parlementaires (quelque 280 millions), qui recouvrent les indemnités des élus, leurs frais de représentation, de secrétariat, et les salaires des collaborateurs», affirme le JDD.

Aussitôt, Bernard Accoyer a réagi en indiquant que l'Assemblée mettra en œuvre, «dès 2009», les recommandations de la Cour des comptes.

Dans leur rapport, Les magistrats regrettent une «prévision budgétaire annuelle médiocre» et constatent de «curieuses pratiques bancaires, comme l'utilisation d'une dizaine de

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique