Il y a ceux que cela agace, comme Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Et puis ceux, comme Jean-François Copé, président du groupe UMP, qui se réjouissent qu’un débat aussi technique - et il faut bien le dire ennuyeux -, que le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2009), ait été l’occasion d’une belle empoignade entre la droite et la gauche sur un thème essentiel : les retraites.
Hier, le budget de la Sécurité sociale a été adopté en première lecture par les députés, par 315 voix contre 217. Mais au-delà des 300 milliards d’euros en jeu, une seule mesure a retenu l’attention : la possibilité pour les salariés de travailler jusqu’à l’âge de 70 ans.
«A la sauvette». Adopté dans la nuit de vendredi à samedi, un amendement UMP retire désormais aux employeurs la possibilité de mettre d'office à la retraite un salarié ayant atteint l'âge de 65 ans. Tollé à gauche. Sur la forme d'abord. «Un amendement voté de nuit à la sauvette», s'indigne la communiste Jacqueline Fraysse. Sur le fond surtout. Pour le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, c'est «une vraie provocation qui annonce la remise en cause de la retraite à 60 ans». «J'aime bien Jean-Marc, mais là,il tombe dans la caricature», regrette Pierre Méhaignerie.
La mesure en effet ne change rien aux conditions actuelles de départ entre 60 et 65 ans. Mais l'occasion était trop b




