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Libération

La dernière nuit à Reims, un drame en deux actes

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Ultime chance d’accord, la réunion des «résolutions» a tourné court.

Publié le 17/11/2008 à 6h51, mis à jour le 17/11/2008 à 6h51

REIMS, envoyés spéciaux «La motion E claque la porte. Ségolène va descendre?!» Une heure du matin, dimanche, les SMS tombent en rafales. Dans le hall du palais des congrès de Reims, des dizaines de caméras se braquent sur l’immense escalator qui conduit à l’étage. C’est là-haut que se tient la réunion nocturne de la fameuse «commission des résolutions». Dans la dramaturgie des congrès socia­listes, c’est le moment de vérité, la catharsis politique où l’intrigue nouée depuis des semaines, traditionnellement, se dénoue. Pas cette fois. Il n’y aura pas de «synthèse». L’éternelle scène de Royal victime du «Tout sauf Ségolène» fomenté par les vieux barbons du PS peut une nouvelle fois se rejouer. La candidate au poste de premier secrétaire apparaît en haut des marches, flanquée d’un pack de ses fidèles?: Manuel Valls, Vincent Peillon, Naja Belkacem, David Assouline, Jean-Louis Bianco, Gérard Collomb et Aurélie Filippetti. Sourires figés tout le long de la descente. L’effet Space Mountain d’Eurodisney, version socialiste. Ou plutôt, au vu des visages cireux, lLe musée Grévin dans un petit train. «Nous prenons acte du refus de la main tendue. J’en appelle à tous les militants jeudi prochain. Ils vont avoir à choisir entre le retour aux méthodes d’un autre âge auxquelles nous venons d’assister. Et l’arrivée d’une nouvelle génération avec de nouvelles méthodes», martèle Royal. Le coup a été soigneusement préparé, avec, d’abord, la main tendue aux autres motions aux autres motions

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