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Les swing states du PS

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Le report des voix de la motion A de Bertrand Delanoë est la clé de l’élection, demain, du premier secrétaire. Bagarre autour des hommes à convaincre et des fédérations à gagner.

Publié le 19/11/2008 à 6h51, mis à jour le 19/11/2008 à 6h51

Qui va garder les militants de la motion A, celle de Bertrand Delanoë ? C'est le principal enjeu du vote pour la désignation du premier secrétaire du PS, jeudi. Au lendemain de l'appel du maire de Paris en faveur de Martine Aubry, Libération s'est penché sur ces fédérations où le score se révélera décisif (lire ci-contre). Mais d'autres paramètres importants sont à prendre en compte : le report des suffrages de la motion A dans les fiefs aubrystes du Nord (1 000 voix) et du Pas-de-Calais (2 000 voix). Ainsi qu'à la Guadeloupe, qui a voté à 70 % pour la motion A (943 voix), et dont le député Victorin Lurel appelle à voter Royal. Et à la Réunion, 56 % pour la motion A (929 voix), où Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, partage cette position. Le report des suffrages des motions Utopia et Pôle écologiste (environ 3 700 voix), moins habituées à voter au canon, et qui ont respectivement rejoint Benoît Hamon et Ségolène Royal, sont également à examiner de près.

Dernière inconnue : le taux de participation. Une mobilisation plus importante que pour le vote des motions, le 6 novembre, pourrait profiter majoritairement à Royal. Derniers pointages pour le premier tour, établis avec des pincettes : «entre 42 et 45 % pour Ségolène, et entre 30 et 35 % pour Martine», assure-t-on côté Royal ; «entre 40 et 42 % pour Ségolène et entre 37 et 38 % pour Martine», veut-on croire côté Aubry.

Côté argumentaires politiques, le jeu s'est singulièrement durci. «Ça m'in

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