Ont-ils été plus nombreux à s’être déplacés que le 6 novembre, lorsqu’ils étaient appelés à voter sur les motions du congrès de Reims ? La participation est, en effet, l’un des clés du scrutin d’hier auquel les militants socialistes ont participé pour départager les trois candidats à la succession de François Hollande, Martine Aubry, Benoit Hamon et Ségolène Royal. Tour de France.
Paris
«Je peux vous dire qu’on sera nombreux à voter Royal»
Cette fois, il est venu. 18 h 40. Lionel Jospin croise Bertrand Delanoë, rue de Trétaigne dans leur fief du XVIIIe arrondissement. Les deux hommes se serrent la main. «Je vote, je vote», martèle l'ex-Premier ministre. Une fois son bulletin dans l'urne, il s'énerve quand on lui parle de son absence lors du premier vote : «J'étais en Estonie à un colloque, auprès du président d'Estonie !» Cette fois, l'heure est grave : «J'aurais souhaité voter pour Bertrand Delanoë comme premier secrétaire. Il était le mieux qualifié.» Seulement voilà, le maire de Paris n'est pas candidat. «Ce soir j'ai voté pour Martine Aubry […], une majorité large s'est dessinée au congrès.» Les royalistes qui attendent la fin du vieux parti ? «Dans le socialisme, les néo, ceux qui étaient pour le neuf et contre le vieux, n'ont pas toujours laissé de bons souvenirs», lâche Jospin, en allusion à Marcel Déat, leader néosocialiste qui a fini dans la collaboration avec les nazis. Juste avant, Bertrand Delanoë assure que le




