Après l’affrontement politique, après la bataille des chiffres et la guerre des nerfs, la guérilla judiciaire. Quarante-huit heures après la nuit d’hystérie qui a vu Martine Aubry arriver en tête du deuxième tour sur le score ahurissant de 50,02 % contre 49,98 % à Ségolène Royal, selon des résultats non définitifs, la direction du PS va-t-elle se jouer dans les prétoires ?
Une commission dite de «récolement» examine ce matin les nombreuses «irrégularités» brandies par les uns et les autres. Mais l'avocat Jean-Pierre Mignard, proche de Royal, menace déjà de requérir, devant le tribunal d'instance, l'annulation du scrutin : «Il est essentiel que les procédures de vote soient conformes au droit. Il n'y a pas d'un côté la loi de la République, et de l'autre les arrangements d'un parti.» Autre ami de Royal, le député Manuel Valls a de son côté annoncé le dépôt d'une plainte au pénal pour «faux en écriture» concernant le décompte des voix dans une section de Lille. Ce à quoi le patron de la fédération PS du Nord, Gilles Pargneaux, soutien d'Aubry, réplique par une «plainte en diffamation».
«Cinéma». On pensait que le PS, au congrès de Reims, avait touché le fond. Mais, en matière de pire, il peut toujours être meilleur. Après ses divisions et ses haines, ce sont donc ses petits arrangements démocratiques qui vont être exposés au grand jour. «Les contestations vont bien au-delà des 42 voix d'écart» qui séparent Aubry de Ro




