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Le PCF loue son passé

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Déficit . Nouveau sort pour l’ancien siège.

Publié le 27/12/2008 à 6h51

Les temps sont durs et le PCF endure. Cela ne date pas de la crise financière et économique… Il y a déjà longtemps que les revers électoraux se succèdent, et la perte de militants et d'élus qui en résulte contraint le parti de Marie-George Buffet aux économies. Dernière en date : la location de son siège historique du 120, rue de Lafayette à Paris (Xe arrondissement).

C'est en 1920, date de sa création au congrès de Tours, que le Parti communiste investit le «120», jusque-là propriété de la SFIO. C'est à cette adresse qu'il a connu ses grandes heures. On y conservait, par exemple, la photo de la banderole qui ornait la façade de l'immeuble en 1936, portant le slogan du Front populaire, «Pain, paix, liberté». Au Parisien de vendredi qui révèle l'information, Ian Brossat, président du groupe communiste au conseil de Paris, explique : «C'est une page qui se tourne. Ce bâtiment est le témoin de l'histoire glorieuse du parti. C'est la raison pour laquelle on a décidé de le louer plutôt que de le vendre.»

Depuis le déménagement du PCF, en 1972, place du Colonel-Fabien, dans l'immeuble dessiné par Oscar Niemeyer, c'est la fédération communiste de Paris qui occupe cet immeuble de 1 500 mètres carrés. La location se fera «au prix du marché». La décision a été prise à l'issue d'une consultation des adhérents parisiens en septembre. «Il n'y a pas eu de fronde, d'inquiétude particulière. C'est une question d'efficacité : il y a une certaine absurdité à a

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