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Hortefeux à l’épreuve du dialogue

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Sans expérience des négociations, le ministre du Travail inquiète les syndicats.

Publié le 16/01/2009 à 6h51, mis à jour le 16/01/2009 à 6h51

Quand, en décembre, le nom de Brice Hortefeux a commencé à circuler comme probable successeur de Xavier Bertrand au ministère du Travail, les syndicalistes ont hésité entre consternation et incrédulité. La rue de Grenelle, où furent signés nombre d’accords à commencer par ceux de Mai 1968, est en principe un lieu où l’on place des politiques ayant un minimum de fibre sociale, qu’ils soient de droite ou de gauche. De ceux qui connaissent les codes du monde syndical et patronal, et traitent avec respect le monde associatif.

Xavier Bertrand avait de l’avis général le profil du poste. Et si le conflit de novembre 2007 sur la réforme des régimes spéciaux de retraite n’a pas dégénéré en crise généralisée comme en décembre 1995, les capacités de travail et d’écoute de celui qui quitte le gouvernement pour prendre la tête de l’UMP y sont pour quelque chose. Sa porte a toujours été ouverte, et les petits déjeuners rue de Grenelle avec chacun des protagonistes ont joué un rôle essentiel dans le déminage du conflit.

Avec Brice Hortefeux, les syndicalistes craignent de ne pas retrouver un interlocuteur aussi rompu au dialogue. Mais ils ne le diront pas. Car il est une autre règle d’or dans les relations sociales : on ne choisit pas son interlocuteur. Et on ne le juge pas, au moins tant qu’il n’a pas commis d’impairs.

Les détestables relations que l'ex-ministre de le l'Immigration et de l'Identité nationale entretenait avec des associations comme la Cimade, Amnesty International ou le Résea

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