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La seconde jeunesse de Martin Hirsch

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Première sortie à Marseille du double haut-commissaire.

ParMichel Henry
Marseille, de notre correspondant.
Publié le 16/01/2009 à 6h51, mis à jour le 16/01/2009 à 6h51

On a vérifié hier : Martin Hirsch n'a qu'une tête, mais il réussit à poser deux casquettes dessus. Bombardé depuis lundi par Nicolas Sarkozy haut-commissaire à la Jeunesse, en plus de haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, il a pris du galon et un coup sur la tête : «Ça me vieillit. Car le Président a dit : "On ne met pas un jeune pour s'occuper des jeunes."»

Le vieux Hirsch (45 ans) était hier à Marseille pour lancer un programme local d'action sur la santé, et il a commencé par blaguer : «La différence avec la neige, c'est qu'elle vient à Marseille tous les vingt ans. Moi, tous les trois mois. Mais j'espère que je fonds moins vite.» Il a intérêt. Mais comment aborder le sujet jeunesse ? Martin Hirsch n'a que l'ébauche d'une méthode : «Au lieu de saucissonner les problèmes, on essaye que les réponses soient coordonnées.» Avec un zeste de démagogie : «Mes priorités sont les mêmes que celles de la jeunesse.» A savoir : «Qu'on arrête de leur faire passer 8 étapes initiatiques avant de les intégrer dans la société.» Il veut parler «de leurs aspirations plutôt que de leur malaise». Martin Hirsch positive, il est l'ami du «djeune» : «Ce sont des adultes, de vraies personnes.» Le haut-commissaire a-t-il du pouvoir ? «J'ai autorité en ce qui concerne les 16/25 ans. Ce n'est pas un rôle en l'air.» Autorité, ou plutôt, «co-autorité» : «Je n'ai pas autorité sur Xavier Darcos [mini

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