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Libération

Ségolène Royal, «Femme debout» pour mieux tirer à vue

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Parti socialiste. Le livre d’entretiens de l’ex-candidate paraît dans une semaine.

Publié le 29/01/2009 à 6h51

Quand Ségolène Royal se livre, épisode trois. Après Ma plus belle histoire, c'est vous, ouvrage marketé pour solder les comptes de sa campagne présidentielle, puis un dialogue sur le fond avec le sociologue Alain Touraine, Si la gauche veut des idées, l'ex-candidate revient pour la troisième fois en librairie depuis la présidentielle avec Femme debout, à paraître le 5 février (1) et dont le Nouvel Observateur publie aujourd'hui les bonnes feuilles.

Le titre, une expression née pendant un déplacement aux Antilles, durant sa campagne, sonne comme un programme. Mais, aussi, comme un autoportrait. Nombre de facettes de sa personnalité figurent donc dans ces 288 pages d’entretiens avec la journaliste Françoise Degois (lire ci-contre) : ses racines et son éducation, sa famille, son goût pour la culture. Mais, surtout, pour la compétition politique.

Amabilité. C'est, en toute logique, au sujet de son meilleur adversaire que se vérifie cette combativité : Nicolas Sarkozy, dont elle convient «qu'il a une énergie incroyable», et qu'il se montre «iconoclaste». Pour le reste, c'est une exécution. Royal fustige l'«amoralité» d'un président «sans foi ni loi», «son avidité, sa boulimie d'argent, de sensualité, de plaisir», son «cynisme poussé à l'excès». Et de résumer : «C'est un immense mensonge, c'est une imposture.» Avant de raconter qu'il lui a offert des chocolats en la recevant à l'Elysée après son élec

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