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«Salut à toi, la LCR»

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Alors que le parti est mort hier, des ex-membres témoignent.

Publié le 06/02/2009 à 6h51, mis à jour le 06/02/2009 à 6h51

Avril 1969-février 2009 : la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) est morte, hier, à 20 heures. Autodissoute à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), lors de son 18e congrès avant de laisser place au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Libération a demandé à quelques «ex» figures de la Ligue d'écrire une épitaphe.

Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat (1)

«Quand on est fils de résistants communistes, quand on leur a voué une admiration sans fin pour leurs actes, mais aussi pour leurs convictions, quand malheureusement, peu à peu, on a le sentiment de se heurter, à 15 ans, à un mur de dogmatisme, de certitudes éculées, quand Mai 1968 se profile, que les vieilles ficelles de la bureaucratie stalinienne ne suffisent plus à éponger votre soif de liberté, d’engagement… vous rejoignez la LCR. J’ai été un anonyme de la LCR ; de ceux qui organisent les comités, lycéens, étudiants, de ceux qui à Toulouse, capitale de l’Espagne républicaine en exil, organisent la solidarité avec le peuple et la jeunesse espagnole confrontés aux derniers soubresauts du vieux dictateur franquiste… J’ai été de ceux qui, la nuit, collaient les affiches, de ceux qui fomentaient les assemblées générales d’amphis. J’ai été un de ceux-là avec un engagement total peut-être même excessif. Je ne regrette rien. Mais pas non plus le jour où je me suis dit qu’il fallait devenir utile à ceux que je prétendais représenter… changer concrètement leur vie… Alors, ce jo

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