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Guadeloupe : la «tempête» est proche

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Le LKP appelle à un durcissement de la grève.

ParAntoine Guiral
(à Pointe-à-Pitre)
Publié le 16/02/2009 à 6h51, mis à jour le 16/02/2009 à 10h30

Un «cyclone» va balayer la Guadeloupe aujourd'hui, a promis tout le week-end le LKP, en appelant la population à amplifier la grève générale qui paralyse l'archipel depuis vingt-six jours. Au pied du Palais de la Mutualité où se réunissent les composantes du collectif, Jean-Marie Normertin, secrétaire général du syndicat CGTG, confiait hier que «c'est le calme avant la tempête. Tout est prévu pour passer à une autre phase d'action. C'est le peuple qui l'exige…» Selon plusieurs sources, ce durcissement du mouvement va se matérialiser par l'installation de barrages pour bloquer davantage les stations-service, l'activité du port, la grande zone industrielle de Jarry, voire l'aéroport. Alors que les négociations avec l'Etat et le patronat local sont au point mort sur la question de la revalorisation de 200 euros des bas salaires, c'est une semaine cruciale qui s'ouvre pour la Guadeloupe, où la tension est de plus en plus palpable.

Jusqu'à présent, la stratégie payante du LKP a consisté à éviter tout débordement et violence pour bénéficier d'un large soutien dans l'opinion. L'Etat, de son côté, a veillé à ce que les forces de l'ordre soient discrètes, même si le dispositif de sécurité a été renforcé avec quatre escadrons de gendarmes mobiles venus de métropole. Le face-à-face semble inévitable. Samedi, les gendarmes avaient déployé un imposant dispositif autour du gigantesque centre commercial Destreland, où les gens ont eu quatre heures pour remplir des chariots

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