Nantes, capitale de la Bretagne ? Depuis que le Président a évoqué cette question devant les maires en novembre, le vieux débat dans l'Ouest sur la prééminence de Rennes ou de Nantes, attisé par la perspective du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, refait surface. Pour Daniel Delaveau, maire PS de Rennes, il est toutefois dépassé et les enjeux vont au-delà de découpages administratifs. «Que la commission Balladur veuille faire de Nantes et de Rennes deux grandes métropoles, très bien, se réjouit-il. Mais au-delà d'une approche technocratique, c'est d'abord les moyens et les compétences des régions qui comptent et le renforcement des coopérations entre les villes.» A quand, s'interroge-t-il, une desserte ferroviaire de trente minutes entre Rennes et Nantes, aujourd'hui à plus d'une heure et quart de trajet pour 100 km de distance ? «Chacune de ces deux métropoles a un rôle prépondérant à tenir, renchérit Lena Louarn, présidente de l'Office de la langue bretonne. Nantes en tant que capitale historique et Rennes comme la capitale administrative qu'elle a toujours été.»
Sur les bords de Loire, le recentrage éventuel de Nantes vers la Bretagne est ressenti de manière différemment. Si le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, garde un silence prudent, Jacques Auxiette, président PS du conseil régional des Pays de la Loire, ne cache pas son hostilité : «Je ne nie pas la contribution de Nantes à l'histoire de la Bretagne, a-t-i




