L’affaire des plaques minéralogiques d’où disparaissent les numéros des départements en était les prémices. La polémique suscitée par le rapport Balladur - qui permet, sur la base du volontariat, le démantèlement de régions, la fusion d’autres et la suppression des cantons - renvoie à ce besoin d’identité et d’enracinement des Français, exprimé par le mouvement «Jamais sans mon département» lancé par un collectif d’élus de toutes tendances, au printemps 2008. Et le fait qu’une commission incite à un «big bang» territorial passe mal.
La région Rhône-Alpes appelée à se marier avec l’Auvergne, idem pour l’Alsace et la Lorraine, la bataille pour la capitale de la Bretagne, qui se profile entre Rennes et Nantes, sans parler de la disparition pure et simple de la Picardie, la naissance d’un Grand Paris sur les décombres des trois départements de la petite couronne, le dépeçage de Poitou-Charentes, l’union des deux Normandies : autant de mouvements impulsés par Paris et vécus comme des injonctions tombant d’en haut.
«Mépris». Dans son introduction, le rapport Balladur souligne que «l'administration du territoire est, en France, une question éminemment politique». Les réactions enregistrées avant même la sortie officielle du rapport le confirme ! La principale critique, qui dépasse les clivages partisans, concerne la méthode. «Quel mépris pour la démocratie la plus élémentaire, une fois de plus !» a ainsi tonné Patrick Braouezec, président (PCF) de l




