Menu
Libération

Royal entend l’ire des salariés

Réservé aux abonnés

PS . L’ex-candidate a déclaré comprendre la séquestration de patrons.

Publié le 06/04/2009 à 6h51

La droite lui est tombée à bras raccourcis. Il faut dire que Ségolène Royal aime à faire parler d'elle. Hier, elle a saisi l'occasion d'un entretien au Journal du dimanche, pour justifier les séquestrations de patrons. Pour la présidente (PS) de Poitou-Charentes, les salariés ne font que répondre au «mépris» des plans sociaux et sont contraints de lutter contre ceux qui leur demandent «d'être licenciés sans faire d'histoire».

«Benoîtement». L'ex-candidate à l'Elysée assure néanmoins que «ce n'est pas agréable d'être retenu, et c'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement». Mais elle estime que «les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue : ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant». «Je pense le contraire : depuis qu'ils sont médiatisés, les salariés d'Heuliez progressent, on ne peut plus les dénigrer. Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays», ajoute-t-elle, soulignant qu'elle n'était «ni une Cassandre ni Olivier Besancenot». «Quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien Régime ! Alors, est-ce le retour de la lutte des classes ? Peut-être», conclut-elle.

Trop, pour le secrétaire général de l'UMP. Xavier Bertrand a dénoncé des propos «tout simplement inadmissibles»

Dans la même rubrique