Excuses et explications. La journée d’hier a été dédiée à des demandes de pardon à n’en plus finir, du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre au député socialiste Jack Lang. Parfois pour des raisons ésotériques…
Tout commence jeudi, quand Libération rapporte des propos de Nicolas Sarkozy, tenus la veille devant une vingtaine de parlementaires, toutes étiquettes confondues. Des propos confirmés par plusieurs convives, que nous maintenons donc, et dans lesquels le chef de l'Etat égratigne le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero «peut-être pas très intelligent» mais qui a su se faire réélire. Allusion à Lionel Jospin, un de ceux qui, selon Nicolas Sarkozy, «étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle».
La polémique a monté tout le week-end en Europe et en France. Avec notamment l'inénarrable Frédéric Lefebvre qui a comparé Libération à un «tract». Pour ce mot, Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de notre journal, a exigé hier sur France Info, des «excuses» au député des Hauts-de-Seine.
Humoristique. Peu de temps auparavant, Jack Lang avait volé au secours de Nicolas Sarkozy en enfonçant sa camarade Ségolène Royal: «J'ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez-lui !» a-t-il imploré sur Europe 1. La raison de cette demande d'indulgence : la lettre d'excuses adressée par la présidente de la région Poitou-Charentes à Zapatero. Réce




