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Libération

Aubry craint la pollution électorale

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A quelques semaines des européennes, Sarkozy ressort son dossier fétiche.

Publié le 22/04/2009 à 6h51, mis à jour le 22/04/2009 à 6h51

C'est le temps des élections et Nicolas Sarkozy ressort son arsenal sécuritaire. A sept semaines du scrutin européen, le chef de l'Etat ne change pas de tactique : déplacer le débat, flatter l'électorat de droite et tenter de prendre de court la gauche. Au point que certains socialistes, pour éviter que cette thématique pollue les élections du 7 juin, envisagent de demander «un débat télévisé UMP-PS». Pour purger l'affaire.

La réussite du président de la République sur le plan économique et social, avec un chômage qui s'envole, étant pour le moins sujette à caution, il retrouve les accents de sa campagne 2007 et de son passage place Beauvau pour se parer des atours du «premier flic» de France. Histoire, aussi, de couper l'herbe sous le pied du FN, toujours prompt à tirer son épingle du jeu aux européennes. Comme la gauche, François Bayrou a donc pointé «une mise en scène à but électoral».

«Grosses ficelles». Mais la diversion sécuritaire pourrait s'avérer moins aisée pour Nicolas Sarkozy. Hier, après l'intermède niçois (lire en page 3) le PS a «dénoncé vigoureusement cette manœuvre électorale[et]l'instrumentalisation maximale des questions de sécurité», jugeant que «les Français ne seront pas dupes de ces grosses ficelles». Les socialistes avaient développé le même type d'argumentaire défensif en 2002 et pendant la campagne de 2007 après les incidents de la gare du Nord. Sans parvenir à convaincre.

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