Un grand cru pour un 1er Mai. Mais une mobilisation inférieure à celle du 19 mars. Il y avait vendredi pas loin d'un million de personnes dans les rues (465 000 selon la police, 1,2 million pour la CGT). C'est beaucoup plus qu'un 1er mai ordinaire : l'an dernier, dans les cortèges, on totalisait entre 120 000 et 200 000 manifestants. Mais on est loin des records «historiques» espérés par les dirigeants syndicaux, à commencer par le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dans les colonnes de Libération de jeudi.
Traîner les pieds. En six semaines, la mobilisation est nettement en baisse, puisque les syndicats avaient rassemblé plus de deux millions de salariés (1,2 million pour la police, 3 millions selon la CGT) le 19 mars. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette moindre affluence. Le calendrier d'abord. Tombant un vendredi, la fête du Travail autorisait cette année un long week-end que nombre de salariés ont mis à profit pour oublier la crise à la campagne ou sur la plage.
Il y a ensuite la spécificité du 1er Mai. Pour la première fois, les huit centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU) étaient rassemblées pour cette manifestation. Mais si la CGT a fait le plein de ses troupes, les militants de FO, de la CFTC ou de la CGC, pour qui c'était une première, ont un peu traîné les pieds. FO a même carrément boycotté les cortèges à Nantes, Le Mans et Rennes.
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