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A Nouméa, les arrière-pensées d’un vote

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TOM. L’autodétermination pèsera sur le scrutin de dimanche.

Publié le 09/05/2009 à 16h29, mis à jour le 09/05/2009 à 16h29

Qui veut encore de l’indépendance en Nouvelle-Calédonie? L’archipel français du Pacifique vote dimanche pour des élections provinciales déterminantes pour son avenir politique et celui de son lien avec la métropole. Il s’agit d’élire les 76 nouveaux conseillers des trois provinces (Sud, Nord et Iles Loyauté) chargés -notamment- d’une redoutable mission: l’organisation d’un référendum (entre 2014 et 2018) sur l’accession ou pas de la Nouvelle-Calédonie à une «souveraineté pleine et entière». Autrement dit à l’indépendance. Cette question a beaucoup agité le territoire durant les années 80, provoquant un début de guerre civile, ponctuée par la tragédie des morts de la grotte d’Ouvéa en 1988, puis l’assassinat un an plus tard des deux figures du mouvement indépendantiste (FLNKS): Jean-Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné.

Pour éviter de nouveaux bains de sang, les Accords Matignon (paraphés en 1988 par l’Etat, les indépendantistes et les anti-indépendantistes) puis l’Accord de Nouméa (1998) ont tenté de poser les bases d’un avenir commun entre les populations calédoniennes. Le dernier en date prévoit explicitement de favoriser l’émergence d’une «communauté de destin» en favorisant une émancipation par étapes ainsi qu’un rééquilibrage économique entre les communautés et les provinces. Basé sur une large autonomie politique, l’Accord de Nouméa autorise aussi le vote de «loi de pays» et prévoit un transfert progressif des compétences de l’Etat. Ce texte fondateur est étudié par des const

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