Nouvelle rentrée en primaires pour les socialistes. Sous le regard inquiet de la maîtresse quelque peu dépassée… La délicate question du mode de désignation du candidat à la présidentielle montait depuis des mois. Elle vient de ressurgir avec une virulence indexée sur l'ampleur de la gifle reçue aux européennes. Mardi soir, au conseil national, Manuel Valls, Vincent Peillon, Pierre Moscovici, Benoît Hamon et bien sûr Arnaud Montebourg, chargé de plancher sur les primaires ouvertes, en ont, entre autres, plaidé la cause. Hier, onze parlementaires et cadres du PS en ont remis une couche, demandant l'organisation d'«états généraux du renouveau», dont une «procédure associant largement les citoyens de gauche» à l'investiture présidentielle. Autant de suggestions formulées, au-delà des courants, par des quadras du parti. Un dirigeant : «Les primaires sont aussi ce qui permettra de raser définitivement l'incarnation du vieux parti, puisque les caciques ne pourront pas y aller…»
Galop. La pression, aujourd'hui, s'exerce de tous côtés. De l'aile droite : «Si on veut que le PS se transforme, il faut qu'il désigne son candidat en s'appuyant sur des millions de sympathisants et d'électeurs», préconise Manuel Valls. De l'aile gauche : «Le parti ne peut survivre que par son propre dépassement, prédit Razzy Hammadi, proche de Hamon. Ce serait une hypocrisie de dire qu'on est pour mais qu'on doit prendre son temps : ça doit s




