Nicolas Sarkozy aime bien les référendums. En 2003, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac, il en avait inventé un pour les Corses. Avec une déconfiture à la clé. Vendredi, à Fort-de-France, le chef de l'Etat a promis un référendum aux Martiniquais sur une plus large autonomie de l'île, aujourd'hui tout à la fois département et région. «Je suis venu vous annoncer clairement que j'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire comme la Constitution m'y autorise, a-t-il dit. Les Martiniquais seront libres de choisir en leur âme et conscience le chemin qu'ils souhaitent emprunter.»
Mais il a aussitôt posé des limites : «Tant que je serai président de la République, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de sa séparation d'avec la France, ne sera pas posée. Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance. Il ne s'agit pas d'organiser, à mes yeux subrepticement, un je ne sais quel "largage" de la République. […] La Martinique est française et le restera, d'abord parce qu'elle le veut, et aussi parce que la France le souhaite […] je le dis, la France sans la Martinique ne serait pas la France.»
Chirac. Cette idée d'une consultation des Martiniquais, les élus locaux y sont favorables. Réunis en Congrès le 19 juin, les conseillers généraux et régionaux ont voté une résolution demandant le report des élections régionales prévues en 2010, dans la pers




