Douze ans après, le Front national est en mesure de conquérir une municipalité de plus de 20 000 habitants. Hier, lors du premier tour de l’élection municipale partielle d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la liste du parti d’extrême droite menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est largement arrivé en tête.
Avec 39,34 % des suffrages, elle devance celle du divers gauche Daniel Duquenne (20,19 %), ex-maire (PS) de cette ancienne cité minière de 26 000 habitants. En troisième position, le candidat officiel du PS, qui conduisait une liste PCF, Modem, MRC, Pierre Ferrari n’obtient que 17,01 % des voix. La liste des Verts est arrivée en quatrième position avec 8,52 % des voix. Au total, neuf listes étaient en lice. La participation, exceptionnelle pour une partielle, a atteint 60,15 %. C’est cependant 8 points de moins que lors du premier tour de l’élection municipale de 2008.
Incarcération. En quinze mois, la liste d'extrême droite a fait un bond de plus de 10 points. Lors des municipales de 2008, le ticket Briois-Le Pen avait obtenu 28,5 % des suffrages. Et Marine Le Pen, aux élections européennes du 7 juin, avait obtenu 27 % sur la commune. Il est vrai que le terreau est propice à la vice-présidente du Front national : l'élection municipale a en effet été convoquée à la suite de la mise en examen et l'incarcération début avril du maire (PS) Gérard Dalongeville pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme. Sa gestion désastreuse de la ville, éping




