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A la Réunion, Fillon fait profil bas

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DOM. Sur l’île, les états généraux de l’outre-mer ont été désertés par la population.

ParLaurent Decloitre
LA RÉUNION, de notre correspondant
Publié le 10/07/2009 à 6h51, mis à jour le 10/07/2009 à 6h51

Deux semaines après le déplacement de Nicolas Sarkozy aux Antilles, François Fillon s’est rendu hier sur l’île de la Réunion pour suivre l’avancée des états généraux de l’outre-mer. Un déplacement moins risqué qu’en Guadeloupe : en mars, les Réunionnais avaient manifesté dans le calme pour réclamer une hausse des salaires et une baisse des prix. Alors que le collectif des organisations syndicales n’a obtenu que 150 euros de prime, contre 200 aux Antilles, la population s’est contentée de déserter les ateliers des états généraux, qui se soldent dans ce département de l’océan Indien par un flop.

Brochette. Une atonie apparente qui a conduit le Premier ministre, à la mairie de Saint-Pierre, dans le sud de l'île, à la jouer consensuel : «Il n'est pas question d'une prétendue séparation, encore moins d'un quelconque largage.» Applaudi par un millier de militants UMP, François Fillon a rappelé que les Réunionnais, contrairement aux Martiniquais, veulent «les mêmes institutions, les mêmes droits et les mêmes devoirs» qu'en métropole, «ni plus ni moins». Pour autant, le chef du gouvernement, accompagné d'une brochette de ministres, était attendu. Bruyamment. Klaxons et sirènes ont retenti à son arrivée à l'aéroport de Saint-Denis. Les camionneurs de l'île réclament des mesures d'urgence : depuis le début de l'année, le secteur du BTP a perdu 4 000 emplois en raison de la diminution des commandes publiques. Ainsi, la route des Tamarins, arbr

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