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Interview

«Cet accident va nourrir la figure de Sarkozy l’éprouvé»

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Elysée. Denis Muzet, de Médiascopie, analyse la médiatisation du malaise présidentiel :

Nicolas Sarkozy à sa sortie de l'hôpital du Val-de-Grâce, lundi (Gonzalo Fuentes / Reuters)
Publié le 29/07/2009 à 6h51, mis à jour le 29/07/2009 à 6h51

Sociologue des médias et spécialiste de la communication politique, Denis Muzet, président de l’institut Médiascopie, revient sur le malaise présidentiel et le déferlement médiatique qu’il a suscité.

La communication élyséenne a-t-elle été prise de cours par ce malaise ?

Les trois communiqués élyséens successifs traduisent les hésitations et les difficultés devant l'accident de santé de Nicolas Sarkozy, en ce début d'été, alors que le rythme est allégé et qu'a priori le calendrier politique était vierge de faits dignes de retenir l'attention. Surtout, il faut bien voir que la machine de communication de l'Elysée a vocation à mettre en scène l'activité présidentielle, et plus encore l'hyperactivité présidentielle, alors que là il s'agissait de raconter une interruption, une cessation brutale d'activité. Dans ces conditions, il n'y avait pas d'autre storytelling que de dire la vérité sur ce qu'il s'était passé. D'où les tâtonnements des communiqués, le premier, par exemple, disant que l'accident est arrivé «alors que [Nicolas Sarkozy] faisait du sport», tandis que le dernier mettait l'accent sur «un contexte de fatigue lié à une charge de travail importante».

Cela reflète-t-il un effort de transparence ?

Beaucoup de choses ont été dites, ce qui n’était pas évident. Quelles que soient les zones d’ombre et pour autant qu’on puisse comparer, il y a un réel progrès par rapport à ses prédécesseurs en termes d’information et de transparence.

Le glas du Sarkozy tout-puissant a-t-il sonné ?

C’est sans doute la fin du «surhomme». Cela va contribuer à la normalisation du président Sarkozy, normalisation qui va croissant depui

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