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Analyse

PS : la prime aux primaires

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Publié le 28/08/2009 à 6h52, mis à jour le 28/08/2009 à 6h52

Pas de répit pour Martine Aubry. Alors que s'ouvre aujourd'hui l'université d'été du PS à La Rochelle, la première secrétaire ne fait pas tout à fait la rentrée qu'elle espérait. Après un exercice 2008-2009 en forme d'annus horribilis, entre congrès de Reims, désastre aux européennes et divisions persistantes, la patronne du parti entendait, enfin, remettre les compteurs à zéro. Le «projet» socialiste sur les rails. Et les «propositions» sur le métier. Las : sous la pression croissante de ses camarades, elle vient de replacer à l'ordre du jour, contrainte et forcée, la question de la compétition interne et de sa règle du jeu. En l'occurrence, les primaires ouvertes, c'est-à-dire non plus réservées aux seuls adhérents du PS. «Réinventer la démocratie, c'est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat», écrit-elle dans une tribune parue dans le Monde daté d'aujourd'hui.

La position, qu'elle précisera cet après-midi à La Rochelle devant les militants, ne date pas d'hier : elle l'avait déjà inscrite, il y a un an, dans le texte de sa motion pour le congrès de Reims. Ce qu'a fort opportunément rappelé son staff, hier, histoire de ne pas laisser s'installer l'idée d'un revirement tardif de la première secrétaire. Laquelle esquivait soigneusement le sujet depuis son installation rue de Sol

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