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Royal, opération kamikaze ?

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L’ex-candidate a vivement réagi à la sortie du livre sur les fraudes au PS, menaçant de «saisir les tribunaux». Aucun de ses actuels ou anciens amis ne l’a suivie.

Ségolène Royal vendredi dans les studios de France Inter. (© AFP photo AFP)
Publié le 12/09/2009 à 0h00

Entre Ségolène Royal et Martine Aubry, le cessez-le-feu ne figure clairement plus à l'ordre du jour socialiste. Du côté de la première, la tendance semble même au réarmement accéléré. Après la polémique sur les conditions de l'élection de la première secrétaire, relancée par le livre Hold-uPS, arnaques et trahisons des journalistes Karim Rissouli et Antonin André, l'ex-candidate à la présidentielle, cette munition dans les soutes, a attaqué en piqué, vendredi sur France Inter. «La vérité éclate au grand jour […] C'est accablant.» Avant d'ajuster Martine Aubry dans son viseur : «C'est surtout le Parti socialiste qui est victime de cela. C'est à la direction actuelle de faire en sorte que ceux qui ont fraudé soient sanctionnés.»

La menace d'un glissement du dossier sur le terrain judiciaire, brandie dans les jours suivant le vote du 21 novembre 2008 avant d'être abandonnée, a même été de nouveau dégainée par la présidente de la région Poitou-Charentes. «Le PS n'est pas une zone de non-droit, et frauder un vote, que ce soit dans une association, dans un parti, dans une société, c'est un délit pénal», a-t-elle avancé, préconisant de «consulter les militants éventuellement, ensuite [de] procéder à un nouveau vote, si en effet ces fraudes sont avérées». Voire de «saisir les tribunaux sur les fraudes et si les fraudes sont avérées, voir ce qu'il en advient ensuite dans le cadre d'un contentieux électoral».

Offensive.

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