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EDITORIAL

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Publié le 01/10/2009 à 0h00

Il y a bien longtemps qu'on n'avait pas vu une telle unanimité au PS. «Tous au vote», ont lancé les ténors socialistes, hier, avant l'acte fondateur d'une rénovation que Martine Aubry, la première secrétaire, qualifie elle-même de «petite révolution». Sans tomber dans un optimisme forcené, espérons au moins que le vote des militants imprime un peu d'élan à un parti qui en a bien besoin avant les régionales. En appelant leurs adhérents à se prononcer sur des sujets importants comme les primaires ou le non-cumul des mandats, les socialistes se donnent les moyens de repartir du bon pied. Pour le PS, arriver à bousculer «les cumulards» serait une victoire et pourrait lui permettre d'évincer certains notables qui ne donnent pas forcément la meilleure image d'un parti moderne. Notre enquête montre que ce ne sera pas facile, et qu'ils sont nombreux à s'accrocher à cette spécificité bien française qui voudrait qu'on peut être tout à la fois un bon député, un bon maire et un bon président de conseil régional… A la traîne sur de nombreux dossiers, la gauche a néanmoins l'occasion de montrer l'exemple en se débarrassant de ses barons, et d'obliger la droite à lui emboîter le pas. Une façon aussi pour la classe politique française de renouveler enfin ses cadres. Organisée dans 4 000 bureaux de vote, la consultation est un test capital pour Martine Aubry. La première secrétaire a besoin de la légitimité de ce scrutin pour tenter d'imposer sa démarche à tous ceux qui att

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