C'est un de ces petits mensonges qui cachent de grosses fâcheries. Samedi 19 septembre, Montpellier, Fête de la fraternité. Sur scène, Ségolène Royal attaque son discours par une série de remerciements. Dont une spéciale dédicace à son ami Jean-Pierre Mignard, qui vient tout juste de lui céder la présidence de Désirs d'avenir : «Merci à Jean-Pierre Mignard, qui est en ce moment à Libreville pour son travail d'avocat et s'excuse de ne pouvoir être parmi nous.» Sympa. Mais totalement faux : l'ex-candidate à la présidentielle savait parfaitement que l'avocat, ce soir-là, se trouvait à mille lieues du Gabon. Ce qu'elle ignorait, en revanche, c'est qu'à l'heure où communiaient les ségolâtres, l'intéressé dînait dans un restaurant italien du XVIIe arrondissement de Paris, en compagnie de plusieurs proches et collaborateurs de Royal ayant tous, très récemment, pris leurs distances avec elle. Au point de nourrir, plutôt qu'un sentiment de fraternité, une certaine «aigritude».
agapes. Autour de la table, Jean-Pierre Mignard, donc. Face à lui, Dominique Besnehard, l'agent des stars qui accompagnait l'ex-candidate depuis la présidentielle, carnet d'adresses à l'appui. Et aussi plusieurs membres du cabinet de Royal, chez qui elle a récemment cultivé un très net désir de partir : son conseiller Philippe Guibert, exfiltré fin juillet ; Elise Colette, responsable éditorial de l'ancien site internet Désirs d'avenir, écartée en août ; et Dominique




