Ils sont de droite, ne s'en cachent pas et sont choqués, émus, désapprobateurs ou indulgents. L'affaire Mitterrand ne laisse pas indifférents ces militants ou sympathisants de la droite d'en bas que Libération a rencontrés. Tour de France.
«il a eu beaucoup de courage»
Pour Yvan, agriculteur dans le Nord et sympathisant UMP, c'est «une tempête dans un verre d'eau».«Les gens font ce qu'ils veulent, derrière leur porte fermée, ajoute-t-il. Nous demandons des résultats au ministre, sa vie privée ne nous regarde pas.» Jean-François Soyez, militant du Nouveau Centre et fonctionnaire hospitalier, nuance : «J'aurais été choqué qu'un ministre de la République soit pédophile, je n'aurais pas compris que le Président ne le démette pas.» Moins que l'homosexualité reconnue de Frédéric Mitterrand, qui ne les chiffonne pas plus que cela, c'est bien cette accusation qui les inquiète. Hervé-Marie Morelle, responsable des Jeunes Populaires de l'UMP, et conseiller de quartier à Lille, insiste sur l'intervention télévisée du ministre de la Culture jeudi soir sur TF1 : «Il a redit qu'il n'avait pas eu de relations sexuelles avec des mineurs. Je trouve qu'il a eu beaucoup de courage, face à des accusations d'une bassesse incroyable.» Mais Jean-François Soyez soupire : «Je vois passer des gens toute la journée, ils ont tous le terme "pédophilie" dans la tête, l'amalgame a été fait avec le tourisme sexuel. Le but est atteint,




