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Dans l'Epad de son père

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Jean Sarkozy, 23 ans, devrait accéder à la tête de l'Etablissement public de la Défense. A gauche et sur le Net, les critiques fusent.

Jean Sarkozy le 18 juin 2009 au Mont Valérien. (CHARLES PLATIAU/AFP)
Publié le 13/10/2009 à 0h00

Le fait du prince. Jean, ou la dernière chanson de geste de la Sarkozie. Avec son dauphin de droit divin, ses assaillants montant depuis Solferino à l’assaut du château et, poussés dans leurs retranchements, ses chevaliers de la table ronde du département des Hauts-de-Seine. La candidature, à 23 ans, du fils cadet du président à la tête de l’Epad (Etablissement public de la Défense) fournit ces jours-ci aux socialistes et aux sarkozystes une fort belle occasion de guerroyer. Trop heureux de s’extirper de l’embarrassante polémique sur les escapades thaïlandaises de Frédéric Mitterrand, le Parti socialiste a donc fondu hier sur cette nouvelle affaire susceptible d’embarrasser l’Elysée.

Chasse-gardée.«On sent bien qu'il y a une reprise en main du clan Sarkozy […] sur le coffre-fort que représente le département le plus riche de notre pays», a attaqué Manuel Valls, député PS de l'Essonne. «Dans la déclaration des droits de l'homme de 1789, il est dit que les postes sont attribués selon les capacités et les mérites […]. Mais quel est le mérite de Jean Sarkozy, à part d'être le fils à papa ?», a tonné son collègue de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, hurlant à «la destruction de l'esprit de la République».

«Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué», a rétorqué hier soir Jean Sarkozy sur le site internet du Parisien. «Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. Mais je suis trè

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