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Sarkozy : avec des amis comme ça…

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Le Président doit essuyer les attaques de son propre camp sur les réformes emblématiques de son mandat. Et sur son fils…

Le président Nicolas Sarkozy lors de son discours sur la réforme de l'éducation le 13 octobre 2009. (© AFP Eric Feferberg)
Publié le 16/10/2009 à 0h00, mis à jour le 16/10/2009 à 7h24

La révolte gronde au royaume de Nicolas Sarkozy et l'inquiétude gagne le Château. La décision du maître de l'Elysée de consacrer son jeune fils, Jean, prince des Hauts-de-Seine, a suscité une vague d'indignation sans précédent : en France, à l'étranger, mais aussi dans les propres rangs de la majorité. Ce dernier épisode vient ponctuer une longue série de couacs qui ont mis les parlementaires UMP sur les nerfs. Car cette fois, le cœur même de l'électorat de droite est touché. Au siège du parti, d'innombrables mails et lettres de protestations arrivent chaque jour. Même chose à l'Elysée, où tous ces courriers vengeurs sont disséqués. Toutes les remontées du terrain en provenance des fédérations font état d'un profond mécontentement. Et un élu a même raconté avoir été «agressé verbalement» par ses électeurs. Le retour des députés ce week-end en circonscription s'annonce chaud bouillant…

Ravages. Le malaise est partout. Depuis un mois, des cadors de la majorité disent tout haut leur hostilité à des réformes emblématiques du sarkozysme, comme la taxe professionnelle, la refonte des collectivités territoriales ou la taxe carbone. Des sans-grade se plaignent des ravages sur leur électorat des écrits de Frédéric Mitterrand ou de l'instauration d'une cagnotte scolaire pour les élèves assidus. Même le sacro-saint bouclier fiscal est aujourd'hui remis en cause par le député UMP Jean-Luc Warsmann… Et hier encore, quatre de ses collègues ont voté en commission u

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