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Enquête

Julien Dray, l’embarras d’un choix

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La candidature aux régionales du député de l’Essonne, sous le coup d’une enquête, trouble le PS. Mais comment le lui dire ?

Le député socialiste Julien Dray à La Rochelle, le 29 août 2008 (© AFP Jean-Pierre Muller)
Publié le 22/10/2009 à 0h00

Voilà un candidat dont les socialistes se seraient volontiers passés. Mis en cause dans une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris, en raison de mouvements financiers enregistrés entre ses comptes et plusieurs associations, Julien Dray, fort discret ces derniers mois, ressurgit sur les radars du PS. Non pour annoncer sa retraite politique. Mais bien pour participer à la campagne en Ile-de-France. «A l'heure où je parle, je suis candidat aux élections régionales, a-t-il officiellement notifié à ses camarades, la semaine dernière, sur Canal +. Je ne suis pas prêt à renoncer à quoi que ce soit.» Et, après avoir invoqué «la présomption d'innocence», de préciser : «Si on estime que je pose un problème, il faut me le dire, mais il faut me dire quel est le type de problème que je pose.»

Esquive. Voilà bien, pour les hiérarques de Solferino, le cœur du problème : «dire» à Julien Dray que son affaire judiciaire, en l'état, le met hors jeu pour les régionales. Rares sont les socialistes qui s'y risquent. François Lamy, député de l'Essonne et lieutenant de Martine Aubry : «Il n'y aura pas d'interférences nationales. La position de Martine et de la direction, c'est de dire que c'est du ressort des responsables de la fédération de l'Essonne et de la tête de liste régionale», en l'occurrence Jean-Paul Huchon. Manuel Valls, autre homme fort et député du département : «Julien Dray est député et vice-président

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