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Libération

Identité, domaine des réserves

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La mise en avant du thème cher à Eric Besson est contestée jusqu’au sein du gouvernement.

Publié le 30/10/2009 à 0h00

Jusqu'à présent, il ne s'était pas exprimé. Hier, il est sorti de son silence. Martin Hirsch, une des figures de «l'ouverture» chère à Nicolas Sarkozy, a flingué en quelques phrases le débat sur l'identité nationale, voulu par le chef de l'Etat et mis en musique par son ministre de l'Immigration, Eric Besson. «La France n'a pas de problème d'identité, a tranché le haut-commissaire aux Solidarités actives sur RMC-BFM TV. Je ne me sens pas directement concerné par ce débat […] parce que les gens avec lesquels je travaille n'ont pas véritablement de problème d'identité nationale.» Et de dégonfler l'initiative sarkozienne : «C'est un débat 100% politique.» Et, coup de pied de l'âne, à la question de savoir si ce débat lui semblait essentiel, Martin Hirsch a répondu : «A moi non, mais je comprends qu'il y ait des gens à qui il semble essentiel.» Lui serait partisan d'un «débat sur l'identité européenne ou sur le modèle européen» qui lui paraît «plus essentiel». Fermez le ban.

Il n'est pas le seul à contester l'opportunité de ce débat. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, l'a jugé nauséeux : «Ce débat ne peut pas nous rendre indifférent, mais ce n'est pas celui d'aujourd'hui. C'est un débat glauque, glauque de la façon dont le gouvernement le pose», a-t-il assuré hier sur BFM. Il y voit d'ailleurs une manœuvre de l'exécutif : «Les Français aujourd'hui se posent le problème de leur emploi, et

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