Deux ans et demi jour pour jour après l'élection présidentielle, la droite basculerait-elle, au mitan du quinquennat, sur la pente de l'échec ? «Le mythe d'un Sarkozy invincible en 2012 est tombé», assurait mardi le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, «il est battable».
Le climat délétère qui s’est installé dans les rangs de la majorité rend cette hypothèse crédible. Derniers épisodes en date de ce feuilleton : l’opposition Rama Yade-Roselyne Bachelot sur la taxation des sportifs, et le bras de fer François Fillon-Henri Guaino sur le grand emprunt (lire page 4).
La cote d'alerte est atteinte. Selon un sondage Ifop (1) publié ce matin par Paris Match, l'action de Nicolas Sarkozy n'est plus approuvée que par 39% des Français (-6 points en un mois), contre 60% qui la jugent sévèrement (+ 5%). «Beaucoup de gens ont cru à ce qu'il disait. Ils tombent aujourd'hui de haut. C'est le syndrome Gandrange», analyse le député villepiniste François Goulard, faisant allusion à la promesse faite par le Président, le 4 février 2008, de sauver l'aciérie du groupe Arcelor Mittal, qui a depuis supprimé 575 emplois.
Rancœurs. La séquence catastrophe a débuté le 22 septembre. Il y avait bien eu, la semaine précédente, un signe avant-coureur avec l'affaire des tests ADN, et le refus d'Eric Besson d'appliquer une décision votée par le Parlement. Mais c'est le procès Clearstream qui va lâcher la bride aux rancœurs accumulées. Dès la pr




