Accalmie en sarkozie ? Après une séquence agitée (rébellion sur des dossiers phares comme le grand emprunt ou la réforme de la taxe professionnelle, indiscipline de Rama Yade), les deux têtes de l'exécutif s'emploient à rétablir l'ordre qui fait défaut dans la majorité, à mi-mandat présidentiel. Mercredi, devant quelques journalistes, Nicolas Sarkozy a tancé la secrétaire d'Etat aux Sports, qui s'était désolidarisée de sa ministre de tutelle après s'être déjà illustrée par d'autres incartades. François Fillon a renchéri dans un entretien au Monde daté d'aujourd'hui, jugeant inacceptable de se démarquer de la «ligne» gouvernementale, même si pour le moment il n'est pas question de se débarrasser de celle qui jouit de la plus forte popularité au sein de son équipe.
Autre personnalité à faire les frais de cette remise au pas, Jean-Pierre Raffarin, accusé d'avoir pris la tête d'une bronca contre la réforme de la taxe professionnelle. La suppression de cet impôt aura lieu comme prévu en début d'année prochaine, a tranché le chef du gouvernement, épinglant au passage «la méthode contestable» de l'ex-locataire de Matignon, qui a redit hier ne pouvoir voter la réforme en l'état. Sans surprise, l'UMP a salué le recadrage. «Il était utile que le Président et le Premier ministre rappellent le cap fixé par le chef de l'Etat, sur lequel les députés ont été élus», a affirmé à l'AFP le porte-parole adjoint du parti, Dominique Paillé.
Cette rebuffade n'est




