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Récit

A Dijon, la rupture en direct avec Peillon

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La venue de l’ex-présidentiable a occulté les débats entre le PS, Europe Ecologie, les Verts et le Modem.

Publié le 16/11/2009 à 0h00

Sur le parvis du palais des congrès de Dijon (Côte-d'Or), François Rebsamen fait contre mauvaise fortune bon cœur. Hôte, samedi, de ces «premières rencontres du rassemblement, social, écologique et démocrate», le sénateur-maire de la ville, sourire le plus courtois aux lèvres, se prépare à accueillir Ségolène Royal, l'invitée sans carton, la pique-assiette politique de cette manifestation réunissant, à l'initiative du socialiste Vincent Peillon, des représentants d'Europe Ecologie, des Verts, des communistes et des figures du Modem. Trois militants brandissent bravement une banderole «Ségolène présidente!»

«Vieille France». Pourtant la présence de l'ex-candidate à la présidentielle est fort peu bienvenue. Elle se limitera au temps du déjeuner et à une sollicitation préméditée lancée par Jean-Louis Bianco pour vanter les mérites de son «pass contraception», lancé aujourd'hui dans sa région, lors de la table ronde du début d'après-midi. Au point que la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes n'aura pas son rond de serviette à la table d'honneur et partagera son repas avec sa garde rapprochée.

Une intervention jugée hors sujet par les participants aux différents débats. «C'est comme si mon ex-femme s'invitait à un déjeuner de famille», flingue Christophe Madrolle, délégué national du Modem. Aussitôt arrivée, sous une nuée de flash et de caméras, la présidente de Désirs d'avenir s'enferme avec François Rebsamen. Derrière la po

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