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Analyse

Royal court après ses troupes

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L’ex-candidate a provoqué la polémique en s’invitant à Dijon.

Publié le 16/11/2009 à 0h00

Elle revient. Et elle est très contente. Du moins, elle fait comme si. C'est une Ségolène Royal «très joyeuse», selon ses propres mots qui a débarqué samedi à Dijon aux «rencontres du rassemblement social, écologique et démocrate». Comme une fleur. Ou un chien dans un jeu de quilles, c'est selon. Cette journée devait être un pas supplémentaire vers une entente cordiale entre communistes, socialistes, radicaux de gauche, écologistes et centristes. Elle a tourné à la guerre ouverte entre l'ex-candidate à la présidentielle et son lieutenant du congrès de Reims, Vincent Peillon, principal architecte de cette opération destinée à esquisser les plans de la «matrice de la gauche de demain».

Davantage que la douce symphonie du rapprochement, c'est donc l'éclat des escarmouches qui a résonné, ce week-end, entre la présidente de la région Poitou-Charentes et le député européen. Lesquels ne se parlaient plus depuis des mois. «Je trouve ça dommage», dégainait vendredi Peillon, furieux d'apprendre que Royal s'invitait in extremis et par surprise. «Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire», fusillait samedi Royal. Avant que son ancien associé ne hausse encore d'un ton, attaquant à la hache (lire ci-contre) la corde sensible de sa nouvelle ennemie, en l'occurrence ses prétentions présidentielles : «Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse.»

Le poids des mots,

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