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Besson esseulé défend son débat devant les députés

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Attaqué par la gauche et une partie de la droite, le ministre a annoncé que la consultation sur l’identité nationale se poursuivrait sur toute l’année 2010.

Publié le 09/12/2009 à 0h00

Un débat parlementaire pour sauver du naufrage le «grand débat» du ministre de l'Immigration, Eric Besson. Si l'Assemblée nationale s'est saisie hier de la question de l'identité nationale, «c'est que j'en ai fait moi-même la demande», a rappelé d'emblée l'insatiable Jean-François Copé, président du groupe UMP. Toujours soucieux de faire entendre sa différence, il a ajouté que le débat devait permettre de «construire petit à petit un projet pour la France», et ne surtout «pas s'arrêter en février», à la veille des régionales, comme a paru l'envisager le gouvernement.

Tandis que son homologue socialiste, Jean-Marc Ayrault, accusait le gouvernement d'agiter «un instrument de division nationale», Copé promettait «un rendez-vous de réflexion humaniste». A la tribune, la plupart des orateurs de la majorité ont souligné qu'il n'était pas question pour eux de se rendre complices d'une manœuvre électoraliste. «Ce doit être le débat partout et tout le temps, surtout pas un coup politique», expliquait ainsi le villepiniste Hervé Mariton. Le ministre de l'Immigration leur a donné raison : «Le débat se poursuivra sur l'ensemble de l'année 2010», a-t-il promis en conclusion de son intervention.

Comme le chef de l'Etat dans sa tribune publiée hier par le Monde, Besson a durement attaqué ceux qui se sont inquiétés, à gauche, des inévitables dérapages et d'une probable récupération par l'extrême droite. «Ecoutons le p

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