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Loi contre la burqa : l’UMP se dévoile

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Assemblée . Court-circuitant la mission parlementaire, Jean-François Copé veut déposer un texte en janvier.

Publié le 23/12/2009 à 0h00

Dernière séance hier à l’Assemblée nationale avant la trêve de Noël. Et dernier psychodrame à l’UMP, à propos du voile intégral et de son interdiction. Faut-il voter une nouvelle loi ? Ou suffit-il de veiller à la bonne application de l’arsenal législatif existant ? Jean-François Copé a tranché : ce sera une loi.

C'est l'ex-ministre de la Ville d'Alain Juppé, Eric Raoult, qui provoque le débat lors de la réunion à huis clos du groupe. «On n'envoie pas des soldats français en Afghanistan pour tolérer des burqas partout !» lance le député de Seine-Saint-Denis.

Le ton est donné. «Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France !» renchérit Pascal Clément, député de la Loire. Entendant cela, Nora Berra se lève et part en claquant la porte. «Qu'un ancien garde des Sceaux tienne ces propos antilaïcs dans une enceinte symbole de la République comme l'Assemblée nationale, c'est insupportable !» s'indigne la secrétaire d'Etat aux Aînés.

Pour faire oublier l'incident, le patron du groupe, Jean-François Copé, annonce sa surprise : «On va déposer dès janvier une proposition de loi.» Un texte qui ne sera probablement pas débattu avant les régionales de mars, en raison d'un ordre du jour chargé. Seul problème, en annonçant cela, il court-circuite les travaux de la mission parlementaire que préside le communiste André Gerin, et dont le rapporteur n'est autre qu'Eric Raoult…

Le rappel à l'ordre du président (UMP

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