Divisions, mortelles divisions. A gauche, la compétition qui s’annonce entre le Parti socialiste et Europe Ecologie a de quoi inquiéter… les socialistes. Il est d’ailleurs frappant de noter, à l’aube de la campagne régionale, que c’est Lionel Jospin qui, en même temps que la promotion de son livre, fait celle de l’union comme meilleur moyen de l’emporter. L’ancien Premier ministre est sans conteste le mieux placé pour évoquer les dégâts de l’éparpillement des candidatures. Il en fut victime le 21 avril 2002. Pourtant, presque dix ans après, cette constance de Lionel Jospin à brandir la division comme raison de son échec pour mieux prévenir les suivants est un peu courte. Où en seraient socialistes et écologistes aujourd’hui, pour ne parler que des deux principales forces de la gauche, si le leader qu’il était avait su prolonger l’attelage électoral et gouvernemental bâti à la hâte à la fin des années 90 ? Jamais Lionel Jospin ne revient sur son incapacité, puis celle de François Hollande à la direction du PS, à prolonger le succès de la gauche plurielle. Force dominante, c’est bien sûr au PS qu’il revenait de convaincre ses partenaires de la nécessité d’une stratégie d’alliance durable. Lionel Jospin n’a pas tort d’écrire qu’aujourd’hui, «le problème ne réside pas dans l’inactualité du socialisme». Mais lui n’a jamais théorisé la révolution écologique. Et le PS, depuis, a hésité entre la main tendue aux Verts et la volonté hégémonique à gauche. Résultat de ces dix ans d’ater
EDITORIAL
Dégâts
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ParPaul Quinio
Publié le 09/01/2010 à 0h00
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