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A droite, les défenseurs des droits de l’homme Proglio

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Chatel, Woerth, Copé… ministres et élus UMP ont soutenu la double rémunération.

Henri Proglio, PDG d'EDF et président non exécutif de Veolia, le 25 novembre 2009 (© AFP Eric Piermont)
Publié le 22/01/2010 à 0h00

Le ridicule ne tue pas. Heureusement pour les ministres du gouvernement, qui depuis trois jours passaient en boucle dans les médias pour justifier la rémunération cumulée de 2 millions d'euros d'Henri Proglio. Analyste des médias, Daniel Schneidermann les appelle les «lemmings». Du nom de ces petits rongeurs réputés pour leur comportement grégaire et à qui il arrive de se jeter tous ensemble du haut d'une falaise. «Revoilà les lemmings, écrivait-il hier matin sur Arretsurimages.net. Vous les aviez aimés dans "Jean Sarkozy président de la Défense" ? Vous les adorerez dans "le double salaire de Proglio".» En effet, les ministres disent tous la même chose au même moment, en ayant appris par cœur les mêmes «éléments de langage», ces notes concoctées par le service communication de l'Elysée. Puis, à la fin, ils tombent tous ensemble quand Nicolas Sarkozy leur annonce qu'il a changé d'avis. Florilège.

«Bon patron». Premier argument servi par les membres de l'UMP : c'est le gouvernement qui est allé chercher Proglio, car ce dernier a un talent immense. Dans la bouche de Christine Lagarde, mardi à l'Assemblée, cela donnait : «EDF, qui est la première ou deuxième capitalisation boursière, a besoin d'un bon patron. C'est dans ces conditions que nous sommes allés chercher le meilleur patron. Ce grand patron, c'est Henri Proglio, qui était patron de Veolia.» Mercredi, sur Europe 1, on avait droit à du Luc Chatel. «Je dois

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