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Libération

Une relaxe et ça repart

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Blanchi, l’ancien Premier ministre entend désormais s’attaquer frontalement à Sarkozy.

Publié le 29/01/2010 à 0h00

Il y a les mots, calmes, apaisants, du vainqueur. Qui la joue grand seigneur et assure «vouloir tourner la page». Sans «rancœur» ni «rancune», il n'a d'autre ambition que de «servir les Français». Et puis, il y a le guerrier, le politique qui a soif d'en découdre avec celui qui, estime-t-il, l'a ni plus ni moins dépouillé de la France. Ce Dominique de Villepin, ivre de batailles incertaines et de mythologies gaullistes, que Nicolas Sarkozy connaît par cœur en le tenant pour un «fou furieux». Et c'est pourtant cet homme, regonflé de surcroît par son triomphe judiciaire, qu'il va désormais devoir se colleter.

«Humiliation». Dominique de Villepin avait prévenu, avant même le jugement : «Quoi qu'il arrive, je continue.» Condamné, il avait prévu de se pourvoir jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme… Sa relaxe va lui permettre de se déployer sans perdre une minute sur le champ politique, en proposant une alternative de droite au sarkozysme. Son état d'esprit du moment est d'aller jusqu'au bout. C'est-à-dire d'être candidat en 2012, quitte à faire chuter Nicolas Sarkozy. Ses équipes - maigrelettes et disparates - réunies sous la houlette de la chiraquienne Brigitte Girardin, qui dirige le Club Villepin, veulent en découdre. Façon épopée chiraquienne de 1995, quand leur champion se mourrait au tréfonds des sondages.

Dominique de Villepin, lui, n'a rien oublié et ne pardonne pas. Ni le «croc de b

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