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Libération

Le vice-président François Fillon

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Publié le 11/02/2010 à 0h00

A un mois des élections régionales, tout va mal pour la majorité. Tout, sauf François Fillon. Les sondages qui se multiplient annoncent un raz de marée en faveur de la gauche les 14 et 21 mars. La crise n’est pas finie. Si la croissance repart lentement, le chômage reste sur une pente ascendante que les experts les plus optimistes ne voient pas s’inverser avant la fin de l’année. Les déficits publics continuent, eux, de se creuser. Le débat sur l’identité nationale a accouché d’une souris. Dès le lendemain des élections régionales, la question de la nécessaire réforme des retraites va submerger l’actualité, et exiger du gouvernement autant de discernement que de savoir faire. La cote de popularité de Nicolas Sarkozy est au plus bas. Nous voilà au beau milieu de la classique dépression de la mi-mandat, à ceci près qu’en l’occurrence la crise, le mécontentement et le désamour vis-à-vis du Président croisent leurs effets. Reste François Fillon.

Le Premier ministre ne cesse de se renforcer au moment où la majorité s’affaiblit, où le chef de l’Etat devient impopulaire et où le gouvernement traverse une zone de turbulences. C’est une situation inédite, même si l’on avait connu quelque chose de proche en 1984, lorsque Laurent Fabius était devenu le plus jeune Premier ministre depuis le duc Decazes. Ce n’est pourtant pas un cas de figure incompréhensible. Français Fillon correspond en effet aux circonstances actuelles. Sur un plan personnel, il est l’antidote de Nicolas Sarkozy : il

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