Menu
Libération

Bretagne Concours de verdure

Réservé aux abonnés

Dans une région promise à la gauche, PS, Europe Ecologie et UMP rivalisent sur l’environnement.

Le président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, le 22 septembre 2008 à Rennes (© AFP Marcel Mochet)
ParPierre-Henri Allain
Rennes, de notre correspondant
Publié le 26/02/2010 à 0h00

En Bretagne, où l'on ne parle plus que de qualité de l'eau, de nouvelles énergies marines ou d'écoconstruction, les questions environnementales risquent de valoir leur pesant d'algues vertes dans les urnes. Et, parmi les principaux candidats, c'est un peu à qui serait le plus écolo. «Bernadette Malgorn [candidate de la majorité présidentielle, ndlr] a laissé tomber le bleu pour imprimer tous ses documents en vert», s'amuse Guy Hascoët, 49 ans, chef de file d'Europe Ecologie. Le score de la liste emmenée par l'ex-secrétaire d'Etat de Lionel Jospin est une des principales inconnues du prochain scrutin. Après avoir été aux côtés du PS lors du dernier mandat, les Verts, alliés à l'UDB (Union démocratique bretonne), ont voulu mesurer leurs forces. Pas vraiment du goût du président sortant, le socialiste Jean-Yves Le Drian, rejoint de son côté par Bretagne Ecologie, une toute jeune formation. Mais, après son succès obtenu dans la région aux européennes (17,9%, devant le PS et derrière l'UMP), Europe Ecologie entend bien peser entre les deux tours dans l'optique d'une alliance.

Pour le reste, peu de surprises sont attendues. En 2004, la gauche avait pour la première fois remporté, avec 59% des voix, les élections régionales en terrassant l'UMP Josselin de Rohan. Six ans après, difficile d'imaginer ce qui pourrait empêcher le socialiste Jean-Yves Le Drian, 62 ans, de succéder à lui-même. Dans une région où Ségolène Royal est arrivée en tête en 2007 et où trois des q

Dans la même rubrique