Après une longue parenthèse où il avait retrouvé le chemin d'une activité professionnelle ordinaire et les plaisirs d'une vie tranquille à Trebeurden (Côtes-d'Armor), le revoilà ! Le rond et sémillant Guy Hascoët, qui va fêter ses 50 ans, est de retour en politique. «En 2004, j'ai pris du recul car les Verts se recroquevillaient sur eux-mêmes avec des jeux d'appareils et des querelles incessantes comme on n'en voulait justement pas», confie l'un des fondateurs du mouvement écologiste. Après avoir échoué à prendre la tête du mouvement, il en avait tiré les conséquences et retrouvé sa sacoche de consultant formateur en développement durable auprès des entreprises. Et puis Europe Ecologie est arrivé. «Il a commencé à se passer quelque chose au moment de la présidentielle avec la charte de Nicolas Hulot, analyse-t-il. Puis Cohn-Bendit est revenu pour faire cet agrégat entre les Verts, d'autres écolos, Bové, Eva Joly. Voilà que les Verts se redéployaient vers l'extérieur, devenaient à nouveau capables de rassembler les leurs, sans vision étriquée.»
Gourmandise. L'ancien vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais (après la victoire de la verte Marie-Christine Blandin en 1992) ne s'est donc guère fait prier pour réenfiler le bleu de chauffe pour ces régionales. Il mène même campagne avec gourmandise. Un jour en visite dans des entreprises d'écomatériaux à Vannes, mardi à Saint-Michel-en-Grève, où est mort, cet été, un cheval victime de




