Hervé Novelli a deux facettes. «Je suis mobilisé et très déterminé à faire le meilleur score au premier tour et à gagner au second.» Voici, côté pile, pour la figure imposée de langue de bois. Côté face, tout dans le discours du secrétaire d'Etat au Commerce (entre autres, car il porte six casquettes au gouvernement), tête de liste «majorité présidentielle» dans le Centre, porte les stigmates d'une probable défaite. Un résultat d'autant plus redouté qu'il signerait, au plan national, le désaveu politique de l'UMP qui mise tout sur lui pour sauver l'honneur de la droite dans cette bataille régionale. «Ce n'est pas moi, à Paris, qui ai décidé que les espoirs c'était Novelli dans le Centre», s'excuse-t-il presque, reconnaissant que cette pression était «parfois un peu lourde.» Histoire aussi de ne pas apparaître trop présomptueux en cas de défaite…
Début février, son moral était pourtant au beau fixe. Dopé par un sondage le donnant largement en tête au premier tour devant François Bonneau, le président socialiste, il y croyait dur comme fer. Même si ce sondage était commandé par l’un de ses proches et ne donnait aucun résultat pour le second tour… Son challenger, qui en 2007 avait remplacé Michel Sapin en cours de mandat, était classé dernier des présidents de région en terme de notoriété. Selon un sondage, seuls 7% des habitants du Centre pouvaient spontanément citer son nom. Du pain béni pour le libéral Novelli, qui comptait bien utiliser son renom e




