D'un côté les nouvelles fraîches, Georges Frêche, ses saillies populistes et sa probable réélection. Ce séisme de la campagne des régionales, le PS y survivra-t-il ? De l'autre, Haïti, catastrophe naturelle déjà ancienne. Quarante jours sur les écrans, une éternité médiatique. Aujourd'hui, dans l'île dévastée, les survivants redoutent l'oubli, qui signerait la mort de leurs espoirs d'avenir. «Une information chasse l'autre, s'inquiète, non sans raison, le jeune curé de Saint-Gérard. Vous allez repartir et puis nous oublier.» En France, certains s'indignent, à juste titre aussi, de la vulgarité, de l'impudence de Georges Frêche, premier roi des «cons» autoproclamé. Tant de démagogie chez un homme de gauche ! L'intéressé déguste sa soudaine notoriété, il en rajoute devant les caméras pointées sur le phénomène. Mais que tous ceux que Frêche étonne se souviennent : Gaston Defferre, Bernard Tapie, ou encore Michel Charasse n'étaient pas des modèles de distinction. Ni, pour ce qui est des deux premiers, de moralité. Cela n'avait pas empêché François Mitterrand d'en faire ses ministres. Defferre, ministre de l'Intérieur, administrait Marseille avec la mafia. Tapie se prenait les pieds dans les affaires, tout ministre de la Ville qu'il était. Et Charasse rêvait tout haut de «faire poum dans le popotin de la mère Merkel». C'était au siècle dernier, le PS a survécu (sans Charasse, finalement viré comme Frêche). Pour les politiques, la mémoire courte
Éditorial
Mémoire courte
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Publié le 27/02/2010 à 0h00
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