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Libération

2010 : l’année noire de Nicolas Sarkozy

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Publié le 04/03/2010 à 0h00

Telles que les choses se présentent, ce n’est pas une défaite que la majorité présidentielle va devoir affronter aux élections régionales mais une déroute à laquelle elle devra faire face. L’objectif du grand chelem avancé par Martine Aubry avait été considéré comme une fanfaronnade maladroite. Il apparaît aujourd’hui parfaitement réaliste, du moins en métropole. Le Parti socialiste semble bien parti pour conserver ses vingt régions, sauf le Languedoc-Roussillon qui restera cependant aux mains de la gauche populiste dont Georges Freche sera le Falstaff triomphant. Quant à l’Alsace et à la Corse, les deux derniers bastions métropolitains de la droite, ils devraient en revanche basculer en faveur du PS.

Au lendemain des 14 et 21 mars, le rapport de forces arithmétiques exprimé en suffrages donnera une victoire écrasante à la gauche et, au sein de la gauche, couronnera plus que jamais le PS parti dominant de la France locale.

Il faut dire que tout se conjugue pour qu’il en aille ainsi. Les élections régionales sont, depuis qu’elles existent, un chemin de croix pour tous les Présidents. Sous François Mitterrand (qui les avait inaugurées) la droite RPR-UDF l’emportait largement. Sous Jacques Chirac, le PS taillait des croupières à la majorité présidentielle. Sous Nicolas Sarkozy, la tradition continue et va même s’accentuer jusqu’à établir un nouveau record. A mi-mandat, les élections locales sont toujours redoutables, se prêtant à la fois à l’expression des insatisfactions et des

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