De l'utilité de mettre du vert dans une France qui s'annonce toute rose. Lundi, Daniel Cohn-Bendit va lancer un appel de Strasbourg aux électeurs d'Europe Ecologie (EE), qu'il qualifie de «stratèges». «Je vais leur dire : si vous voulez changer la politique, le vote utile c'est Europe Ecologie», confie-t-il à Libération. En clair, l'enjeu du 14 mars ne concerne pas que le premier tour des régionales, mais la rénovation de la gauche et la construction d'une majorité alternative à Nicolas Sarkozy en 2012.
Cohn-Bendit sera ce jour-là en Alsace pour soutenir le duo Jacques Fernique (Verts) Antoine Waechter (Alliance écologique indépendante) dont l’union sous la bannière Europe Ecologie peut créer la surprise, en passant devant le PS au premier tour et en battant la droite au second. Ailleurs, si les listes EE connaissent un léger frémissement, elles restent loin derrière celles du PS.
«Visionnaires». Objectif de ce nouveau coup tactique de Cohn-Bendit ? «Réveiller l'électeur écologiste qui sommeille chez tout électeur de gauche, explique le député Vert François de Rugy. Notre axe de fin de campagne c'est de dire : puisque le PS est si haut, le vrai choix du premier tour ce n'est plus entre l'UMP et le PS, mais à gauche entre un PS qui gouverne tout et le pluralisme.» Pour Europe Ecologie, l'objectif est de s'approcher de son score des européennes de 2009, 16,28%, en grattant quelques points sur le dos du PS. Et de s'imp




